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Les débats sur les retraites ont remis la pénibilité à l'ordre du jour.
Si certains métiers s'avèrent plus pénibles que d’autres, tous les salariés peuvent affirmer que leur propre travail est pénible, au moins par moments.
Lire la suite "Comment développer le bien-être au travail ?" »
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Valérie frissonnait au fond d'un fauteuil habitué à deux fois son poids.
- Bonjour Valérie, vous avez froid ?
- Clim' de président, m'y ferai jamais. Bonjour Sophie !
- Qu'attendez-vous de notre entretien ?
- Crever le plafond de verre, c'est dans tes cordes ?
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Jean-Benoît tirait la langue sur une litanie de formulaires verdâtres. Sophie n'en revenait pas.
- Saperlipopette ! Vous avez demandé la nationalité moldave ?
- Bonjour Sophie. Non, tu vois, c'est mon ISF et je suis à la bourre, c'est pour avant-hier.
- C'est marrant de vous voir travailler, personne ne peut remplir ces papiers pour vous ?
- C'est perso, je fais la liste de tout ce que je possède.
- Je le vois bien que c'est un travail de comptable, vous les avez tous licenciés ?
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"Waouh..." Sauf à l'Elysée (voir ici), Sophie n'avait jamais vu un aussi chouette bureau. Georges lui tendit une main comme une feuille de bananier.
- Bienvenue ma grande, Sylvain m'a promis que tu faisais des miracles.
- Ah, Sylvain, c'est lui qui a tout fait (voir là). Quel est votre sujet ?
- Tu sais que je préside Pathor, le leader mondial des photons inversés.
- A quoi ça sert, un "faux thon à verser" ?
- Ca fait vivre mes 32 000 collaborateurs. Mon sujet, c'est que je galope sans arrêt, tel le rat dans sa cage. A 49 ans, j'ai décidé de m'occuper de ça avant que ça s'occupe de moi.
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Il y a deux types de collaborateurs.
Ceux qui demandent en permanence et semblent de perpétuels insatisfaits et ceux qui ne demandent jamais rien : les bons collaborateurs.
Arrêtons-nous sur ces derniers et faisons l'hypothèse que s'ils ne demandent rien, ce n'est pas qu'ils n'ont rien à demander.
Lire la suite "Pourquoi faut-il pousser ses collaborateurs à exprimer leurs demandes ?" »
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Le tout Paris du pouvoir était suspendu au discours de remerciement de Ron Swen.
Le fondateur de Swen Corp jubilait. 45 ans de labeur, 160 000 collaborateurs dans 37 pays, son parcours était un exemple pour les patrons qui avaient répondu à son ultime invitation.
Il hésita un instant. Oui ? Non ? Trop tard pour lancer une pièce. Sa voix décida pour lui.
- J'ai décidé mes amis de vous faire un dernier cadeau. Voulez-vous connaître le secret de ma réussite ?
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Le moins que l’on puisse dire est que la pression ne diminue pas.
Elle a même considérablement augmenté, ces derniers mois, avec la crise et rien ne nous permet de dire qu’elle va baisser dans les semaines à venir.
Ces circonstances placent le manager dans une apparente double contrainte : agir vite et retrouver de la marge de manœuvre.
Lire la suite "Quelle marge de manoeuvre pour le manager sous pression ?" »
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L'huissier regretta son amabilité pour le Yogi qui venait de sortir. Le maître des lieux était allongé sur la moquette et respirait faiblement.
- Bonjour Monsieur le Président !
Rouge de confusion, l'homme se redressa.
- Euh, bonjour, oui, je ne t'ai pas entendue entrer. Tu es Sophie ?
- Que puis-je faire pour vous ?
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Les bonus dans la finance servent-ils effectivement à « attirer et retenir les meilleurs talents » ?
Une baisse des rémunérations entraînerait-elle une irrémédiable fuite des cerveaux ?
L’argent est-il le garant de la compétence ?
Lire la suite "Bonus, la fable du talent et la réalité de la névrose" »
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L'homme tournait le dos à la lumière. Ses yeux scintillaient de l'éclat du diamant noir. Son corps dégageait une étrange énergie.
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- Après cette crise, Sophie, rien ne sera comme avant !
- Swen Games va s'en sortir plus fort que ses concurrents ?
- Oui, si mes équipes atteignent leurs objectifs.
- Vous avez tout changé sauf votre gestion par objectifs ?
- Personne ne s'en plaint, ça fonctionne.
- Tant mieux.
- Un instant, Sophie, pourquoi cette question sur ma gestion par objectifs ?
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- Ah te voilà Sophie, tu tombes bien ! Mon DRH me prend la tête avec les salaires !
- Bonjour Jean-Benoît, c'est quoi un "Dé-erre-hache" ?
- Ben, comme tu vois, c'est quelqu'un qui erre dans les couloirs un dé dans une main, une hache dans l'autre. Sérieusement, il s'assure que chacun chez Swen Games est payé à sa juste valeur.
- Ca alors, j'aurais jamais cru que vous laissiez qui que ce soit faire un truc si important. Vous m'impressionnez, vous êtes devenu un si grand patron ???
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- Vivement 2010 Sophie ! Je te le dis, 2009 c'est la crise, c'est pourri de chez pourri !
- Bonjour Jean-Benoît, que vous arrive-t-il ?
- Demande à mes magasiniers de l'entrepôt de Massy, ce qui leur arrive ! M'ont collé une grève, juste au moment où je dois réceptionner mes importations chinoises, ils sont fous !
- Ou peut-être bien renseignés ?
- Si ils me cherchent, ils vont me trouver. Ils croient qu'avec la crise j'ai du gras ? Ils ont toujours leur job et leur salaire, ils veulent quoi d'autre ?
- Et vous, vous voulez quoi ?
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- Bonne année Sophie !
Jean-Benoît était rassuré de retrouver "sa" Sophie. Elle avait un peu grandi.
- Voeux !
- Comment ça, "voeux" ?
- Tous mes meilleurs voeux Jean-Benoît pour une belle et heureuse année 2009, sans les mots qui tombent sous le sens, y reste voeux !
- Ca promet ! Tu vas être encore plus chi.. euh, vigilante qu'en 2008 ?
- Vous m'avez fait venir pour échanger des banalités ?
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- Bonjour Sophie, je suis Damien, le coach interne de Swen Games.
Sophie était agréablement surprise. Jean-Benoît lui avait dressé un portrait mitigé de son "coach terne". Ses mains étaient fines, sa voix sonnait jeune pour un homme mûr et il était habillé avec recherche.
- Sophie, je voudrais que tu m'expliques comment tu as réussi à coacher notre patron. Il ne jure que par toi, alors que je fais ce métier depuis quatre ans en interne.
- Quand je vous aurai expliqué, vous en ferez quoi ?
Damien se dit qu'avouer qu'il souhaitait l'évincer comme coach du grand patron n'allait pas le faire.
- Eh bien, quand je serai un aussi bon coach que toi, j'aurai enfin accès aux cadres dirigeants de Swen Games.
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- Ah Sophie ! Il émane de cet homme quelque chose de magique !
- C'est sa dimension spirituelle qui vous impressionne ?
- Non, il est pas si marrant. Ce qui me scotche, c'est le respect qu'il suscite. Un type intelligent, d'accord, un Chef d'Etat, admettons, mais bon... élu par des gars qu'il avait patiemment fait nommer, ni chômage ni crise ni déficits publics à se coltiner. Tu aurais vu le regard de Carla...
- Vous voudriez que le Pape en impose avec une Patek Philippe ?
- C'est ça, paye-toi ma tête, toi aussi.
- Voulez-vous travaillez cela ?
- Cela quoi ?
- Votre peur bleue de ne pas mériter le respect ?
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- Ainsi c'est toi, Sophie ? Je te croyais plus grande...
Sophie pensait la même chose de son nouvel ami. Il la coupa alors qu'elle prenait son inspiration pour lui lancer une vacherie compatible avec le protocole.
- Sais-tu pourquoi tu es là ?
Cette fois, elle le fixa droit dans les yeux sans chercher à répondre. Il détourna son regard vers les jardins de l'Elysée qui prenaient leurs habits d'automne.
- Bon, après tout, c'est moi qui t'ai fait venir. Jean-Benoît me dit que tu fais des miracles. Je ne veux plus entendre parler des psys et autres charlatans. Je ne suis pas très heureux, mais je m'y suis habitué. Ce que je voudrais, c'est réussir mon job, et il parait que ça, c'est ton affaire ?
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Quelles sont vos intimes convictions ?
Voulez-vous tenter le test de Newcomb ?
Vous faites face à un Etre qui, dans le passé, a toujours prédit vos choix avec justesse, sans jamais émettre de prévision incorrecte.
Vous savez en outre que, dans la situation qu'il va vous proposer, il a démontré sa faculté à prévoir les choix d'autres personnes semblables à vous-même avec une précision presque absolue.
Peu importe d'où vient cet Etre, il est là, devant vous, et s'apprête à vous poser une seule question. Prêt ? Ecoutons-le...
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How do we live with happenchance ? We want life to be ordered and fair. We plan hard but life is never predictable. Random events throw us off course. How can we use happenchance to advantage and not be thrown or destroyed by it ?
Successful leaders see happenchance as a releaser of energy and not an unpredictable evil, says Peter Shaw.
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Jacques avait entendu parler de ce mystérieux colis que recevait chaque nouveau directeur financier. L'envoi provenait du bureau du président. Il déchira l'emballage. Une matriochka de bois coloré le dévisageait. Il l'ouvrit par le milieu. Une seconde poupée gigogne apparut, puis une troisième.
Jacques songeait à une mauvaise blague lorsqu'une lettre glissa de la dernière poupée. Quelques lignes de la main du patron : "Félicitations Jacques. Tu as fait une partie du chemin. Ce qu'il te reste à parcourir est bien plus difficile. Que la plus haute de ces poupées te rappelle à l'exigence de loyauté qu'impose ta connaissance de nos secrets. Que la seconde t'inspire ta place : numéro 2, soutien en toutes circonstances du patron de ta filiale. Que ton humilité soit à l'image de la plus petite. Tu es un parmi tous et ton devoir est de former des collaborateurs plus grands que toi. Tu es l'âme de notre groupe."
Les directeurs financiers qui excellent en 2008 sont-ils si différents ?
Lire la suite "Serez-vous un directeur financier hors normes ?" »
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- Quelle journée Sophie, si mon copain Georges ne m'avait pas soutenu, à l'heure qu'il est j'étais viré, explosé, dispersé ! Du Président de Swen Games, il restait de quoi remplir un sac Tati !
- Vous avez eu chaud aux plumes... comment comptez-vous réagir ?
- Comme d'hab, tout le monde sur le pont, revue d'objectifs, plans d'actions pour avant-hier, ça tu peux me faire confiance, je maîtrise !
Sophie reprit un chocolat. Jean-Benoît commençait à se calmer. Le silence donnait de l'épaisseur au Conseil qui avait failli lui coûter son siège une heure plus tôt.
- C'est tout ce que ça vous fait d'être passé au ras de la porte ?
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- Bonjour, Monsieur le Président.
- Sophie, je t'en prie, appelle-moi Sylvain. Merci d'être venue, j'ai besoin de parler et Jean-Benoît m'assure que tu es meilleure que ces coachs de Praesta que nous offrons à nos collaborateurs.
- Si vous voulez parler, j'ai une demi-heure devant moi. Vous avez prévu les chocolats ?
Sylvain avait été briefé par son ami Jean-Benoît, une grosse boîte de mignonettes attendait sa prédatrice.
- Hmm, pas mauvais tout ça... qu'est-ce que vous souhaitez travailler, Sylvain ?
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- Tiens, c'est toi, Sophie ? Bonne année ma grande !
Jean-Benoît se balançait d'une jambe sur l'autre. Son comportement attira l'attention de Sophie. L'oeil du Président de Swen Games brillait. Le timbre de sa voix, légèrement décalé vers les aigus, semblait emporté par l'excitation. Jean-Benoît détourna son regard après lui avoir serré la main. L'évidence venait de frapper Sophie : "Mais, Jean-Benoît, vous avez bu !"
- Ah Sophie, je ne te permets pas de me traiter d'ivrogne, non mais sans blague...
- Ce que je vois, c'est que vous avez un coup dans le nez. Comment en êtes-vous arrivé là ?
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